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Scier la branche sur laquelle nous sommes assis…

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Et si nous arrêtions de scier la branche sur laquelle nous sommes assis ??

 

 

Quoi de plus visuel que cette expression ?

Et quoi de plus ridicule ?!

C’est l’image qui me vient à chaque fois que je réfléchis à nos comportements vis à vis de notre environnement et de nos planète. La métaphore est facile à comprendre n’est ce pas ? Et que se passera t-il quand on aura fini de scier la branche ? Serons-nous stupides à ce point ?

Le constat est là. Les chiffres alarmants continuent de tomber tous les jours :

  • des milliers d’espèces animales sont en voie de disparition,
  • des kilomètres carrés de forêts sont sacrifiés,
  • et des tonnes de déchets partent en fumées toxiques ou dans nos océans.

Nous savons tout cela. Nous en sommes conscients, nous y sommes même sensibles pour la plupart d’entre nous mais nous continuons de scier la branche. Comme si nous étions finalement résignés à notre inéluctable sort, comme si nous avions fini par accepter notre incapacité à nous mettre d’accord pour stopper le processus morbide de notre autodestruction. 

Jugez plutôt !

Car c’est exactement ce que nous sommes en train de faire, nous les humains, les gentils habitants de notre belle planète bleue !! Plus si bleue d’ailleurs ! 

Tellement résignés à notre sort inéluctable, tellement sûrs de l’issue, de notre propre incapacité à nous mettre d’accord, pour stopper le processus de notre autodestruction, que nous passons plus de temps et d’argent à chercher une autre planète, d’autres lieux où nous pourrions tout recommencer, plutôt que de tenter d’agir différemment et de guérir nos maux !

Ainsi, plutôt que de changer nos comportements dans le but de réparer les erreurs commises sur notre environnement, nous organisons notre fuite de notre planète dévastée ! 

Pourtant, quelques petits réglages quotidien autour de nous pourraient avoir de grands et merveilleux effets.

Scier la branche sous l’eau

Le constat

La sur-pêche et la désertification des mers et océans qui en découle (première cause de cette raréfaction des espèces sous-marines), le blanchiment des coraux liés à l’acidification des eaux, elle-même engendrée par la pollution et le dérèglement climatique, les continents plastiques (un par océan dont certains grands comme 3 fois notre jolie France !), vus et revus sur les réseaux sociaux, ou dans les magazines, ne terrifient déjà plus personne.  On ne sait même pas comment ou s’il serait envisageable/possible de les éliminer !

Et le massacre des requins à la Réunion ? Pour quelques surfeurs ? On en parle ? Sans les requins, sans les océans qui s’asphyxient à l’horizon 2050… plus de poissons. Plus de poissons, plus d’oxygène dans les océans et à terme plus d’oxygène non plus pour ceux qui vivent à la surface de la terre ! Ah bravo !

On en est là et c’est bien ce qui me bouleverse le plus : non seulement nous continuons de scier la branche mais en plus, nous finissons par admettre qu’il est trop tard pour arrêter. Trop tard pour nous sauver.

Les remèdes

Par exemple, nous savons tous que la sur-pêche, au même titre que toutes les formes de sur-production, est la cause de bien des maux de notre planète et de bien des souffrances de ceux qui y vivent : les poissons, les coraux, les algues mais aussi nous autres humains. Ne pourrions nous pas tout simplement réduire la quantité de poissons que nous mangeons ? Si la demande est moins forte, il est évident que l’industrie de la pêche finira par s’adapter et à réduire ses rendements.

Et pour les requins chassés à la Réunion, même Kelly Slater le fameux champion de surf a fini par reconnaitre que tuer n’était pas dans sa « philosophie de vie ». Le Tribunal de Dax en 2017 avait d’ailleurs débouté un surfeur de sa plainte contre Sea Shepherd France  (l’article à lire est ici).

Sur ce sujet précis de la pêche, si vous avez Netflix et le coeur bien accroché, je vous invite à regarder Seaspiracy. 

 

Contrairement à ce que l’on pense, sans les requins, c’est tout l’équilibre de la faune et de la flore sous marine qui est menacé. Sans les poissons, sans le phytoplancton, l’océan ne pourra plus assurer son rôle de pompe à CO2. 

A terme cela signifie : plus d’oxygène dans les océans et plus d’oxygène non plus pour ceux qui vivent à la surface de la terre. Et le terme, si nous n’agissons pas, est prévu pour 2050 !

Scier la branche sur terre

Le constat 

La désertification des forêts, dont on nous rebat les oreilles depuis des années, et qui se poursuit pourtant inlassablement, imperturbablement, avec la disparition des espèces animales et des populations locales qui l’accompagne, les oiseaux qui disparaissent eux aussi, au point qu’on ne les entend quasi plus chanter au printemps, les abeilles qui se meurent, mettant en péril tout l’écosystème, ne nous émeuvent même plus…

Les vidéos pourtant virales avec leurs millions des vues, (preuves de l’intérêt certain, ou d’une morbide fascination ??), sur ce que charrient les courants, encore récemment à Nusa Pénida, mettent le monde en émoi… 5 bonnes minutes !! Et ce n’est pas que « la branche », croyez-moi sur parole !

Et j’en passe…

Alors que faire pour arrêter de scier la fameuse branche?

Les remèdes

Comme vous sans doute, je m’interroge, je réfléchis. Que faire, si l’on a envie de faire ? Ici aussi, notre pouvoir à notre niveau, est notre comportement de consommateur. C’est peu mais ça n’est pas rien, au contraire. 

Nos choix alimentaires conditionnent la production et si le bio n’est pas toujours à la portée de toutes les bourses (ni le choix le plus judicieux), peut être pouvons nous opter, chaque fois que cela est possible, pour une production locale et une alimentation de saison. 

Nos destinations de vacances et le choix de nos loisirs peuvent aussi avoir de vertueux effets sur notre environnement. Refuser d’emmener ses enfants dans un parc aquatique et leur expliquer pourquoi, c’est déjà un acte qui va dans le bon sens.

La prise de conscience doit être INDIVIDUELLE, mais les mesures ne peuvent être que COLLECTIVES ! Et surtout elles doivent être INTERNATIONALES. Dés lors comment et que faire, si l’on a envie de faire ? Je n’ai pas la réponse, mais j’y réfléchis beaucoup… Pas vous ?

Des activistes, quelques poignées de passionnés ici ou là dans le monde, certains hommes publics, quelques politiques, des personnalités célèbres, en sont convaincus depuis longtemps… Des actions sont mises en oeuvre, mais sont-elles efficaces ? Sont-elles audibles ? J’en doute fort ! D’ailleurs je n’en doute pas, j’en suis hélas sûre, la réponse est non, non, non !

Tout cela n’intéresse somme toute pas grand monde. 

Car, le plus terrible, n’est-il pas simplement notre propre désintérêt, ou plutôt notre propre démobilisation personnelle ?

J’avais juste envie de vous dire que cela me désespère. J’avais juste envie de vous inviter à y réfléchir !!

Et rappeler que nous sommes quelques milliards de consommateurs et notre « pouvoir de non achat » est un pouvoir que nous ne devons plus sous-estimer.

Au moment de conclure cet article, il me vient une idée : 

Et si nous essayons, vous et moi, de convaincre une personne de notre entourage qu’il est urgent d’agir même à notre petite échelle ? 

Si nous parvenions à faire en sorte qu’une seule personne autour de nous change une mauvaise habitude environnementale contre une bonne.  

Contrairement à ce que l’on pense, cela n’est pas aussi difficile que ça de remplacer une habitude par une autre. D’ailleurs, pour vous en convaincre et pour vous aider à convaincre une personne autour de vous, je vous suggère de lire cet article écrit par Olivier Roland dans son blog « Des Livres Pour Changer de Vie ».  Mais aussi, cela procure un plaisir infini d’agir mieux et de se comporter avec davantage de générosité. 

 

La vidéo virale que j’imagine beaucoup d’entre vous ont vue…

 

Les chiffres clefs de la biodiversité en danger, en images:

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  • Oui on devrait sans doute commencer par là 🙂

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  • Justement dit et sans aucun détour, le probleme réside essentiellement dans notre conscience qui à force est devenue non réceptive, imperméable aux sonettes d’alarme et c’est le plus grave, on ne distingue plus le bien du mal, on ne réagit plus. A mon avis il fait déjà traiter par la psychanalyse les individus que nous sommes devenus .

    Répondre

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