lâcher- reprise d'embout

Le lâcher- reprise d’embout, l’échange d’embout en plongée. Cap ou pas cap?

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Le lâcher- reprise d’embout, l’échange d’embout en plongée… Cap ou pas cap?

A l’instar du vidage de masque, c’est un exercice qui fait souvent peur aux débutants.

Je n’ai jamais eu peur immodérément ni de l’un, ni de l’autre… Pour une fois « top à l’aise » dans les deux exercices, j’aurais pu vous faire part de mes conseils (ceux qu’on lit partout,  et basta)…

Sauf que! Sauf qu’une anecdote d’un souci qui m’est arrivé pendant ma formation au niveau 2 m’est revenu en mémoire… Et que du coup je le suis dit que j’allais faire un petit retour là dessus. Sur l’exercice lui même et sur ce qui peut aussi se passer « autour de lui »… 

L’exercice en lui même est simple…

On peut distinguer deux méthodes :

L’élève garde le détendeur en main.

Après une inspiration.

Prendre une inspiration et retirer l’embout avec la main située côté flexible.
Effectuer une apnée d’une dizaine de seconde.
Remettre l’embout en bouche.
Expirer pour chasser l’eau présente dans l’embout (il n’est pas utile d’appuyer sur le bouton de surpression sur un lâcher- reprised’embout après une inspiration).
Signe « OK».

Après une expiration.

Expirer légèrement l’embout.
Effectuer une apnée de quelques secondes.
Remettre l’embout en bouche en le faisant légèrement fuser pour en chasser l’eau. Reprendre une inspiration et signe « OK ».

L’élève lâche le détendeur.

Les exercices précédents sont effectués en récupérant le détendeur de deux manières :

  • En suivant d’une main le flexible du détendeur en partant de la robinetterie.
  • En effectuant une bascule avant et un moulinet du bras situé du côté du détendeur à récupérer.

Cet exercice est appris et réputé acquis dés le niveau 1.

 

Comme pour le vidage de masque cet exercice répété de très nombreuses ne m’a personnellement jamais posé de problème…

Mais pour certains il y a des blocages d’ordre irrationnel, qui leur compliquent la tâche.

L’idée de se dire que le seul lien qui nous relie à notre élément naturel, l’air, va leur faire défaut et la sensation de peur et d’étouffement peut en effet parfois prendre le dessus. Une fois de plus il n’y a pas de honte à exprimer ses peurs et à échanger avec d’autres sur ces sujets…

Je n’ai jamais connu ce sentiment mais j’ai beaucoup échangé avec certains.

Jusqu’au jour où je l’ai expérimenté! 

 

Une petite anecdote

Alors même que j’ai eu à le pratiquer plusieurs fois et notamment lors d’une plongée rocambolesque en Corse, plongée où toute la planquée est tombée en panne d’air (bonjour la gestion du guide, soit dit en passant), et que cette partie de l’exploration s’est bien passée. J’ai géré mon lâcher/ reprise d’embout comme un chef pour respirer quelques instants sur le détendeur de secours d’une autre plongeuse…

Non, la fois où j’ai rencontré un problème avec le lâcher- reprise d’embout c’était au cours de ma formation pour valider mon niveau 2… Aucune raison particulière.

Une belle plongée à Grand baie à Villefranche, belle visi, tout se passait à merveille.

Et là exercice de lâcher- reprise d’embout à répétition à 20 mètres. Puis on enchaîne avec l’exercice d’après l’échange d’embout. Celui où on respire à tour de rôle sur un seul détendeur…

Au bout de la 4 ème ou 5 ème fois, je perds les comptes, je donne mon détendeur à mon binôme et sans explication je me retrouve très, très vite le souffle court… Il est en train de respirer à son tour et ne comprend pas du tout l’urgence de me le rendre.

Là, croyez moi ou pas j’ai une réaction débile:  la panique. Je remue dans tous les sens. N’ai même pas la présence d’esprit de récupérer mon propre octopus… Le mono avec nous qui observait l’exercice capte instantannément mon malaise et me donne le sien. Béni soit- il! Je respire à nouveau, je reprends mon calme et récupère la palme que j’ai perdue dans la bataille.

 

Jamais je n’aurais cru que cela puisse m’arriver, et pourtant… 

Mon binôme n’a rien compris de ma réaction. Encore maintenant. Moi non plus. Inexplicable. J’ai eu « les fils qui se sont touchés » une fraction de seconde et la maîtrise a disparu. Je ne sais toujours pas pourquoi des années après, mais le souvenir est intact…

Et croyez moi cela rend humble parce que sous l’eau, même ce qu’on croit maitriser peut mal tourner en un clin d’oeil. Ceci pour dire que comme le vidage de masque il faut pratiquer, pratiquer, pratiquer et ne pas faire d’incantations pour ne pas en avoir besoin…

 

A vos commentaires!

Cela vous est – il déjà arrivé? Avez- vous un ou des blocages sur cet exercice? Dites- m’en plus… 

 

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L’exercice du vidage de masque en plongée? Fastoche… ou pas!

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  • Thierry Heitz
    2 août 2020 10 h 32 min

    Salut!
    Aujourd’hui, avoir un octopus est un standard.
    Alors aller chercher cet octopus devrait être le premier réflexe à acquérir.
    Il y a bien le temps pour aller chercher le principal après non?
    🙂

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