Le détendeur en plongée, de quoi s’agit-il ?
Comme son nom l’indique, le détendeur de plongée a pour fonction première de « détendre » l’air espiré par le plongeur. C’est-à-dire que le mélange gazeux contenu dans le bloc de plongée (200 bars généralement au départ d’une immersion) se décomprime afin de le rendre respirable.
Ainsi, l’air (ou tout autre mélange) sera délivré à la pression ambiante (1 bar en surface, 2 bars à 10 mètres, 3 bars à 20 mètres, etc.).
Croyez-moi sur parole, outre le côté hygiénique qui peut vous motiver à très vite acheter votre propre détendeur (hum !), les modèles sont très différents et le confort de respiration également.
Généralement ceux mis à disposition dans les clubs sont corrects mais on reste à des années lumière de certains modèles. Ceux où il ne parait plus nécessaire d’aspirer comme un fou pour avoir la sensation de respirer correctement. Et pour les anxieux ça fait très vite la différence !
Je ne fais pas de pub (je ne touche rien et ne suis pas sponsorisée !) mais sincèrement le Légend d’Aqualung a changé ma vie de plongeuse débutante !
Outre le fait que c’est historiquement une marque française basée dans le 06 à Carros (on peut être fier !), ce matériel est vraiment top et m’a apporté un confort rassurant…
Pour mieux comprendre, comment ça marche ?
Les détendeurs comprennent deux étages. Le premier transformera la haute pression (HP) de la bouteille de plongée en moyenne pression (MP). Il se raccorde sur la robinetterie du bloc via une fixation de type DIN ou étrier. A une de ses sorties HP se trouve le joint du flexible du manomètre.
Selon le type d’architecture, le mécanisme du premier étage est dit « à piston ou à membrane » (majorité des modèles vendus).
Les deux systèmes travaillent de manière équivalente même si théoriquement, un premier étage à membrane est plus performant. Il nécessite moins d’entretien (car préservé du milieu par la membrane), alors qu’un dispositif à « piston » dispose d’une mécanique plus simple et donc plus facile à démonter et entretenir.
Quant au second étage, il se chargera de délivrer la pression intermédiaire du mélange gazeux contenu dans le flexible MP (valant 10 bars en moyenne) à la pression de l’eau (ambiante).
Différents modèles de détendeur…
Les modèles de moyen/haut de gamme offrent un confort respiratoire supérieur grâce à plusieurs possibilités de réglages, tels que la compensation du 1er et/ou 2nd étage(s). Ceci pour éviter que la MP baisse à mesure que la HP diminue dans le bloc, un nombre de sorties HP et MP conséquent, pour ajouter une sonde de gestion d’air (HP) ou un vêtement étanche (MP).
Ils peuvent donc en effet être à variation de la sensibilité, c’est-à-dire souplesse ou dureté accrue de l’ouverture du clapet.
L’effort de départ pour demander de l’air diminue, la variation de l’effet Venturi. Il permet de fournir de l’air plus facilement après l’ouverture du clapet et un mode « predive » consistant à régler le Venturi au minimum afin d’éviter tout risque de débit continu, lors de la mise à l’eau par exemple.
Bref ! Tout ça semble compliqué, et moi je n’y comprends pas grand chose… Mon intention ici n’est pas tant d’expliquer comment ça marche que de vous faire part de mon constat en faveur de l’achat assez rapide de votre PROPRE détendeur.
Un détendeur : le premier achat à faire pour un plongeur ?
Pour moi la réponse est clairement OUI… Même si ça reste onéreux, pour ceux qui ont franchi le premier cap et savent qu’ils vont poursuivre l’expérience, faites l’acquisition d’un détendeur.
Car ça a fait partie des déclics dans mon envie de poursuivre ma formation…
Pour le confort, pour l’hygiène (ça en écoeure plus qu’on imagine de partager cet engin)… et parce que respirer avec certains détendeurs est 100 fois plus facile qu’avec d’autres mis à disposition…
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4 Commentaires. En écrire un nouveau
LE DÉTENDEUR A ÉTAIS MIS AU POINS PAR LE COMMANDANT COUSTEAU
oui… un avant gardiste!
J’aurais dit Gagnan pour le technicien et Cousteau pour les essais…
Tu as sans doute raison…