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Bulle spatio- temporelle: nos vies entre parenthèses, restons positifs…

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Bulle spatio- temporelle: nos vies entre parenthèses, restons positifs…

Drôle de titre… Mais il résume tout de ma réflexion du moment.

Cette pandémie est un drame sans précédent. Mondial. Certaines autorités telles que l’OMS parlent même « d’enjeu de survie pour la race humaine ». Je ne sais pas. Je suis comme vous. J’attends la suite avec doute mais espoir. A l’heure où on regarde tous des séries comme Walking Dead sur Netflix ou Canal, c’est juste très flippant.

Nous avons tous connu des drames, personnels, dans notre Ville aussi. Chacun le sait et s’en souvient. 

Mais ce confinement, cette atmosphère, les restrictions de liberté qui vont avec, comme en tant de guerre, ce silence en ville, c’est pour moi qui suis âgée de 51 ans, une première, comme pour beaucoup d’entre nous.

Les craintes pour nos vies, celles de nos proches surtout, ceux qu’on aime (qu’on ne peut voir de nos propres yeux et ce 45 jours durant), pour celles des autres aussi, les vies de ceux qui se dévouent pour nous soigner, nous nourrir, nous approvisionner, nous garder en lien et nous occuper l’esprit, nous habitent H24.

J’ai une pensée toute particulière pour les Hypocondriaques, (les hypocondriaques dont je suis sans aucun doute un peu, au point que même quand j’ai quelque chose de sérieux, mes proches n’y croient guère), car cette épidémie avec le flou qui règne autour de ses symptômes fluctuants et divers de l’un à l’autre, leur cause aussi une réelle souffrance psychologique. 

Bon une fois qu’on a bien dit et constaté cela, il n’y a pas 36 solutions. On s’assoit, on pleure et on se laisse sombrer, ou on se met un « coup de pied aux fesses » en gardant un oeil sur l’objectif: la suite.

Ce que je dis là, j’en ai conscience ne vaut que si à l’instant T on est en forme et ses proches aussi bien sûr. Et je me garde de donner de leçon de vie à que ce soit, soyons bien clairs. C’est juste ma vision de la situation au moment où j’écris ces quelques lignes. Pour plus tard, pour ne pas oublier.

Alors cette période maudite, essayons, pour ceux qui sont en bonne santé et confinés, de la vivre comme une parenthèse.

Un ralenti dans nos vies de fous. Une pause pour se demander VRAIMENT ce qui est essentiel. Un retour aux valeurs fondamentales, celles de la famille et du foyer, à un mode de vie plus mesuré, plus vrai, un peu comme à l’époque de nos grands parents. 

Un moment assez long pour se recentrer sur soi même et ses envies aussi. Envie de lire, de tricoter, de regarder des séries, d’apprendre, de refaire du sport (ça y est c’est fait en ce qui me concerne!!), de s’enrichir sur des sujets laissés de côté par manque de temps et d’opportunité, de se dévouer, de faire du bénévolat, de créer, de se reposer.

Continuer à travailler quand on peut bien sûr, à distance, en gardant le lien avec ceux qu’on apprécie (les fameuses « conf call », au boulot, les apéros entre amis avec WhatsApp, FaceTime, Skype ou Zoom )…

Echanger des vidéos drôles (bon à longueur de journée ce n’est pas possible et par moment ça saoule) aussi, car dans ces périodes, l’humour est pour moi une qualité cruciale, une source incontournable de survie mentale. Et il y a des choses si drôles, si fines, basées sur la simple observation de nos vies, de nos peurs, des caricatures qui personnellement me réjouissent et me détendent beaucoup. (« Mais où vont- ils chercher tout ça? Les mecs son trop forts !! C’est ce que je me dis à chaque fois!!)

Se retrouver tous les soirs à 20 h sur nos balcons avec les voisins, applaudir nos soignants, recueillis, se faire des signes de résidences en résidences, des signaux avec des lampes, des percussions sur des casseroles, pour se sentir liés les uns aux autres, attendre ce voisin anonyme qui « a pris les choses en mains pour nous donner du rythme », et qui lance le clapping comme au stade… On l’attend tous, tous les soirs, et on aime ces 3 minutes de communion qui se concluent immanquablement par un « à demain!  » général… 

Aura- t’on envie de recommencer comme avant? Aura t’on envie de changer nos modes de vie? De voir encore davantage nos familles et nos amis? Saurons nous garder le « sel » de cette expérience exceptionnelle?

De se considérer comme des survivors, des rescapés, et de savourer chaque instant de nos vies, loin des jalousies, et surtout des mesquineries? 

Saurons- nous favoriser des choix locaux dans notre consommation, favoriser les petits commerçants, les maraichers (qui aujourd’hui traversent la ville de la Libé à Nice Ouest pour nos apporter des produits frais), les marques locales, celles de notre ville, avant les autres, faire repartir l’économie mais avant tout dans notre voisinage immédiat, faire en sorte (même si cela relève davantage de nos dirigeants) que la planète puisse se régénérer comme en ce moment par la force des choses, mais cette fois de notre plein gré… par nos choix. Et plus encore que tout le reste, saurons- nous faire en sorte de multiplier les échanges, la bienveillance. C’est tout le bien que je nous souhaite!! 

Oui je sais je suis une grande idéaliste. Tout ça est sans doute un peu « fleur bleue ». Mais ça m’est égal. C’es ma vision, mon envie. Et c’est mon envie de le partager et de vous le dire.

Voir cet horrible malheur, attendre stoïquement son issue et le transformer en une parenthèse positive, individuellement, collectivement?  

Et si on s’y mettait tous? Chiche?

Et pour finir cette vidéo qui m’a bien fait rire: c’est si vrai!!

 

 

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