Pression, expiration, respiration

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Parlons pression… Pas celle que les plongeurs ont coutume de boire en sortant de l’eau! L’autre!

La plongée est un sport technique pratiqué dans un milieu différent de celui dans lequel nous évoluons habituellement. Jusque là ça n’aura échappé à personne!

Le milieu aquatique et ses caractéristiques physiques ont une influence non négligeable sur notre organisme.

La pression qui s’exerce sur nous en particulier mérite qu’on lui consacre un article (sans parler des paliers sur lesquels je reviendrai plus tard).

Il est en effet nécessaire de comprendre quelques mécanismes de base.

Dans une certaine mesure, les plongeurs qui poursuivent l’apprentissage au delà du baptême doivent être capables d’assurer leur propre sécurité au cours d’une plongée.

Voici un petit tour d’horizon sur les phénomènes physiques qui permettent d’expliquer ce qui se passe sous l’eau et de connaître les éventuelles conséquences physiologiques ou accidents de plongée susceptibles d’en découler, afin de les éviter.

Le suivi du déroulement d’une plongée depuis les heures qui précèdent une immersion jusqu’après la sortie, permettra de définir toutes les consignes de sécurité à respecter absolument.

Cela revient essentiellement, en tous cas pour les débutants, à observer les consignes données notamment pour la procédure de remontée.

Tout d’abord quelques petits rappels sur les perceptions qui diffèrent sous l’eau:

La vue tout d’abord.

Dans l’eau, sans masque, nous voyons flou. Mais avec le masque, qui nous permet de voir net,  la perception de la taille et de la distance des objets est perturbée: l’objet paraît plus gros d’un tiers, l’objet paraît plus près d’un tiers.
La lumière étant absorbée par l’eau, les couleurs apparaissent différentes: au-delà d’une quinzaine de mètres, les couleurs dominantes deviennent le bleu et le vert, le rouge étant la première couleur à disparaître, la luminosité diminue avec la profondeur d’autant plus vite que l’eau est chargée d’éventuelles particules et que le soleil est loin du zénith car une partie des rayons lumineux se réfléchit sur l’eau comme sur un miroir.
Une lampe puissante (un « phare ») permet de révéler les couleurs naturelles.

L’audition ensuite.

Les vibrations sonores s’y propagent plus vite et plus loin. Sous l’eau, on entend très bien des sons lointains. Adaptés à l’air, nous ne sommes pas capables de déterminer l’origine d’un son dans l’eau, ni si sa source est proche. Un tour d’horizon visuel à l’approche de la surface n’en est que plus important.

La pression enfin… et surtout!!

Dans les cours théoriques on nous parle de la loi de Boyle-Mariotte.
Sans se perdre dans des notions de physique que je ne saurais de toutes façons pas expliquer de manière simple, voici, en quelques lignes, ce qu’il est indispensable de savoir:

L’unité de mesure de la pression, en plongée, est le bar (toujours pas celui dans lequel les plongeurs prennent leur pression, l’autre! Ok je sors!). 
La pression a un effet sur les gaz parce qu’ils sont compressibles, contrairement aux liquides (et aux solides) qui sont incompressibles mais qui transmettent la pression.
Ce qu’il faut retenir c’est que si la pression augmente (ce qui est le cas dés les premiers mètres), l’air est comprimé et le volume diminue. Si la pression diminue, l’air se détend et le volume augmente. Vous suivez?

La quantité d’air que l’on respire varie donc au cours de la plongée lorsque la pression varie.

En effet, pour remplir le volume de nos poumons à 2 bars (à 10m), il faut l’équivalent du double de leur volume à 1 bar (en surface). 

Attention, les variations relatives de pression sont plus importantes près de la surface, contrairement aux idées préconçues. 

Cela signifie donc que si on ne laisse pas l’air s’échapper lorsque l’on remonte, le volume de ces mêmes poumons double entre 10 mètres et la surface (il n’est pas, contrairement aux idées reçues nécessaire de descendre profond pour risquer un accident de plongée. Cela peut se passer dans les 10 à 20 premiers mètres)! Comme un ballon, leur volume augmente et tous les débutants n’ont pu s’empêcher de visualiser cette image du ballon de baudruche qui gonfle, gonfle et …

Mais non! 

C’est bien pour cette raison, vous l’aurez compris, que pour éviter tout risque de surpression pulmonaire, il est impératif de ne pas retenir sa respiration lorsque l’on remonte. JAMAIS!

Il faut expirer, souffler, faire des petites bulles, régulières… Les fameuses « bulles »!

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