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Les 7 erreurs du débutant

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Il y a les 7 péchés capitaux et les 7 erreurs du débutant !

Celles qu’immanquablement les « ptits bleus » vont commettre.

Vous les exposer ne vous les évitera sans doute pas. Mais au moins quand vous en ferez une ou plusieurs d’entre elles, vous vous direz « c’est normal, j’en connais d’autres qui les ont faites avant moi ! ».

Toutes ont plus ou moins trait à l’équipement et à la préparation d’avant mise à l’eau. Mais pas que :

1) La première des erreurs, un grand classique, mettre son masque sur le front comme une paire de lunette de soleil, sur le bateau ou un peu avant l’immersion.

Une chance sur deux qu’il soit au fond de l’eau avant vous (ce qui suivant l’endroit peut être particulièrement galère !). Les plongeurs émérites vont diront d’ailleurs comme un seul homme « masque au front, masque au fond » !! A ne pas faire donc ! Il faut le mettre sous le menton, façon collier.

2) Mettre son masque en le serrant comme un forcené de peur qu’une goutte ne s’introduise malencontreusement à l’intérieur pendant la plongée.

Avec la pression dont nous avons déjà parlé, celui- ci s’enfoncera encore davantage dans la chair de votre visage, s’y incrustant inconfortablement et in- esthétiquement. Et des heures durant, à l’apéro ou au resto post plongée, tout le monde aura l’impression que vous l’avez toujours sur le nez, oui des heures après être sorti de l’eau ! C’est un choix ! Mais pas le bon !

3) Toujours sur le masque, rester les 50 minutes moyennes que dure une plongée avec de l’eau (salée et qui pique en plus !) à la moitié des yeux !

De peur de pratiquer ce pour quoi on vous a pourtant déjà entrainés : « le fameux vidage de masque ». Tout plutôt que de le pratiquer au début ! Mais courage ça viendra et bientôt vous le ferez sans même y penser ! 

4) Vous vous équipez sur le bateau et au moment de faire votre bascule arrière, vous apercevoir que vous avez oublié d’ouvrir votre bouteille !

Un autre grand classique au registre des erreurs à ne pas commettre. options s’offrent à vous : vous déséquiper et mettre tout le monde en retard, ou demander (la honte !) à un camarade de jeu de l’ouvrir pour vous. Moi je m’en fous je choisis la deuxième option !

5) Le détendeur qui fuite sur le bateau ou dans l’eau avant le départ, se tortillant dans tous les sens !

Et gaspillant à grand bruit le précieux gaz (en général la bouteille est gonflée à 200 bars et au début ils vous sont bien utiles pour ne pas finir à 0), et que vous mettez deux heures à attraper et à stopper en mettant vos doigts devant l’embout, ne fait jamais très bon effet non plus!

6) Le lestage aussi peut se révéler un vrai poème !

Trop lesté vous avez du mal à remonter à l’aide de votre poumon ballast ce qui vous contraint à passer votre temps à gonfler votre stab, et c’est un peu la galère. Pas assez lesté, vous aurez du mal à descendre… Vous ferez un canard dont les palmes seront à encore à l’extérieur alors que vous aurez l’impression d’être déjà descendu (l’impression !) puis, vous remonterez comme un ballon à la fin de la plongée, ce qui vous vaut de devoir demander au guide de palanquée de vous céder un de ses plombs, pour pouvoir finir tranquillement votre plongée.

Mal lesté, j’entends par là les plombs mal équilibrés sur la ceinture prévue à cet effet. Vous finirez alors penché d’un côté plus que de l’autre ce qui rendra votre position assez inconfortable ! Moi au début j’ai même eu des crampes !! Vous remarquerez d’ailleurs un autre signe que vous êtes débutant : sans le vouloir, inconsciemment vous avez tendance à nager à la verticale, façon hippocampe ! 

7) Enfin septième et dernière des erreurs, vous avez « pompé » quasiment tout le contenu de votre bouteille

Au début on respire fort ou vite, trop ! Si au bout de quelque temps de pratique, vous remontez parfois avec la moitié voire plus de votre air pour la même durée de plongée, il n’est pas rare qu’au début il ne vous en reste que très peu, voire pas du tout ! La spécialité de mon chéri à ses débuts…

Alors si finir à zéro, sur le détendeur de secours de votre guide a l’avantage de vous faire pratiquer le fameux lâcher/ reprise d’embout, ce n’est pas du meilleur effet. Sans compter, et c’est pénible, que remonter sans air signifie ne plus en avoir pour gonfler sa jaquette ! Et vous contraint à rentrer au bateau et à l’échelle lourd comme une enclume !

Voilà à grands traits caricaturaux les joies des débuts et les erreurs de « jeunesse »…

Une note d’espoir ?

Tout cela s’améliore très vite et comme quand vous apprenez à conduire, certains de défauts du démarrage deviendront des automatismes. Ou tout au moins des gestes beaucoup plus naturels !

Et  pour vous aider à corriger au plus vite ces erreurs, je vous joins un article corollaire très utile recensant les compétences essentielles à acquérir à ses débuts en plongée…

 

 

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  • Gilles Berthelemy
    10 décembre 2019 16 h 55 min

    Quand on débute on n’est pas censé faire de plongées profondes, mais faire un effort expiratoire pour gonfler son gilet à la bouche reste un moyen efficace pour ouvrir un fop et faire un petit accident de décompression. Si vous n’avez vraiment plus d’air votre binôme pourra connecter son tuyau de direct système sur votre gilet pour le gonfler !

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