plongée éco-responsable

Plonger autrement : mon choix pour une plongée éco-responsable en 2025

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La plongée éco-responsable, simple mode ou nécessité absolue ?

Depuis que j’ai découvert la plongée, chaque immersion est un moment de magie. Une respiration lente, le silence, les couleurs qui explosent sous la surface…

Mais depuis quelques années, quelque chose a changé dans mon regard : la beauté reste là, bien sûr, mais elle est fragilisée. Coraux blanchis, déchets en suspension, poissons moins nombreux… et je me suis posé une question essentielle : et si notre passion pouvait aussi devenir une forme d’engagement ?

En 2025, la plongée éco-responsable n’est plus un simple courant, c’est une vraie lame de fond qui m’inspire, me pousse à faire autrement… et que j’avais envie de partager avec vous ici, sur Dans nos Bulles.

L’océan, ce monde qu’on aime… et qu’on doit protéger

J’ai toujours eu un profond respect pour la mer. Mais il a fallu que je vive certaines plongées pour réaliser à quel point nos fonds marins sont vulnérables. Une tortue empêtrée dans un filet en Thaïlande, avec souvent une patte coupée par les moteurs des longtails (les bateaux traditionnels thaï), trop nombreux dans certaines zones très touristiques, des bancs de poissons absents là où il y a 10 ans ils pullulaient, des coraux gris et mous en lieu et place de paysages vibrants…

Et pourtant, on a une chance inouïe : plonger, c’est aussi voir ce que beaucoup ne verront jamais.

Alors oui, j’ai décidé que mes bulles seraient désormais aussi des bulles de conscience. Et ma plongée sera éco-responsable ou ne sera pas.

Mes petites habitudes pour devenir une plongeuse éco-responsable

Pas besoin d’être une scientifique marine pour adopter des gestes utiles. Voici les miens, simples mais concrets :

1. Je contrôle ma flottabilité

Ça paraît anodin, mais bien maîtriser sa flottabilité, c’est éviter d’abîmer un corail ou de soulever du sable inutilement. J’ai repris une session avec un instructeur juste pour ça : un vrai investissement pour mes futures plongées. Une compétence capitale. Je vous partage ici un article ancien mais toujours actuel à ce sujet.

flottabilité

2. Je choisis des centres engagés

Quand je réserve une plongée, je pose maintenant des questions : le centre est-il impliqué dans des actions locales ? Propose-t-il des formations de sensibilisation ? Utilise-t-il des bouées fixes plutôt que des ancrages ?
C’est un bon filtre. Et croyez-moi, on sent vite quand on a affaire à une équipe qui plonge par passion ET avec respect.

3. J’évite les produits toxiques

Ma crème solaire est désormais 100 % minérale et respectueuse des récifs. Et je fais la chasse aux microplastiques dans mes produits de toilette, même en voyage. Ma petite part, celle du colibri de Pierre Rabbi, l’emblême de notre marque éco)responsable aussi Worldshaper.

4. Je ramasse les déchets

Je ne pars jamais en plongée sans un petit filet accroché à mon gilet. Un plastique par-ci, une canette par-là… c’est rien à l’échelle de l’océan, mais c’est déjà ça.

Mes coups de cœur de destinations engagées dans la plongée éco-responsable

Depuis deux ans, je choisis mes voyages en pensant aussi à l’impact écologique. Voici quelques endroits qui m’ont profondément marquée.

 Koh Lipe – Thaïlande

Ce petit coin de paradis s’est donné pour mission de protéger ses récifs. Pas d’ancrage dans les zones sensibles, des campagnes de nettoyage régulières, et même des plongées “Reef Check” pour apprendre à surveiller l’état de la biodiversité.

Koh Lipe

Raja Ampat – Indonésie

Un sanctuaire marin presque irréel. Ici, les quotas de plongeurs sont stricts, et chaque entrée dans la zone est taxée pour financer la préservation. Une plongée là-bas, c’est une leçon d’humilité. 80 % de biodiversité intacte. Un de mes plus beaux souvenirs.

Méditerranée – Chez nous aussi !

On n’a pas besoin d’aller à l’autre bout du monde. Une participation aux Clean Dive Days cet été dans le Var : une journée de plongée et de ramassage sous-marin, suivie d’un moment d’échange entre passionnés et le sentiment d’utilité est déjà là. L’énergie y est incroyable.

Devenir actrice de la préservation

Plonger, c’est bien. Plonger utile, c’est mieux.

En 2025, de plus en plus d’initiatives proposent des formats immersifs pour agir :

Les plongées de science participative

Vous connaissez Reef Check, PADI AWARE ou Citizen Science ? Ces programmes (et il y en a quantité d’autres) forment les plongeurs à identifier certaines espèces, à relever la santé des récifs, ou à signaler des espèces invasives. Une manière de plonger différemment, avec un œil attentif et curieux.

Les stages de restauration marine élément clef de l plongée éco-responsable

En Indonésie, j’ai participé à un atelier de plantation de coraux. C’était bouleversant de contribuer, à ma petite échelle, à reconstruire un récif endommagé. Plusieurs centres en Asie, mais aussi en Méditerranée, le proposent désormais.

Plonger, s’équiper et consommer autrement pour une plongée éco-responsable

Le matériel de plongée aussi évolue. Cette année, j’ai investi dans une combinaison fabriquée à partir de néoprène recyclé. Certaines marques comme Fourth Element ou Aqualung développent de plus en plus de gammes durables.

Je fais aussi plus attention à la longévité de mon équipement. Mieux vaut réparer qu’acheter à nouveau. Et pour mes voyages, je privilégie des hébergements éco-certifiés, des vols compensés (même si le mieux serait de moins voler… j’y travaille), et je limite le plastique au maximum.

 Les rendez-vous plongée éco-responsable incontournables en 2025

Pour celles et ceux qui souhaitent en faire plus, voici quelques événements à noter :

  • Ocean Week à Marseille (mai 2025) : conférences, expositions, plongées éco-solidaires.

  • Festival Blue Earth à Bali (juillet 2025) : rencontres entre plongeurs, ONG, créateurs de matériel.

  • Clean Dive Days Méditerranée (de juin à septembre) : participez à une plongée de nettoyage, et repartez la tête pleine d’espoir.

  • Et une grande fierté pour moi qui suis élue niçoise : la tenue à Nice en Juin prochain de la Troisième conférence des Nations Unies pour l’océan, à laquelle je participe via la construction des infrastructures d’accueil.
  • Après 2 premières éditions à New York (2017) et à Lisbonne (2022), la France et le Costa Rica co-organisent la 3e Conférence des Nations unies sur l’Océan (UNOC3) à Nice, du 9 au 13 juin 2025.Dix ans après la COP21 et l’Accord de Paris, l’UNOC 3 entend réunir l’ensemble des Etats-membres des Nations Unies, les agences spécialisées, la société civile, le secteur privé et les donateurs internationaux. Trop hâte !

Ce que la plongée m’a appris

Au fil des années, la plongée m’a reconnectée à l’essentiel. Respirer, observer, ralentir… Et aujourd’hui, elle m’apprend à agir. Pas dans la culpabilité, mais dans la joie de faire autrement, un geste à la fois.

Je ne suis pas parfaite, je fais des erreurs comme tout le monde, parfois je me laisse emporter par le confort ou la facilité. Mais chaque fois que je descends sous la surface, je me souviens pourquoi j’ai choisi cette voie : pour continuer à m’émerveiller, et pour préserver cette magie que seule la mer peut offrir.

Et vous, prêts à plonger autrement ?

Si cet article résonne en vous, partagez-le autour de vous.

Parlez-en dans vos clubs, à vos binômes, à vos enfants. Et surtout : continuez à plonger.

Parce que ce lien avec l’océan, si on l’entretient bien, peut devenir une des plus belles forces de changement.

À bientôt sous l’eau – et toujours dans nos bulles !

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Pourquoi faire un séjour plongée en Grèce ?

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  • Pinet Chantal /PAN
    3 avril 2025 22 h 48 min

    Bravo Anne, j’aime beaucoup tes articles.
    J’étais hier à la conférence de Balesta, magnifiques images mais aussi un espoir de nouvelles découvertes.
    Par contre lorsque l’on parle de zone protégée je ne trouve pas les démarches très réalistes. C’est très joli sur le papier mais que fait on réellement…??? Pas grand chose, il n’a à aucun moment été question de budget aloué pour cette protection ni quelles dispositions allaient être prises… on est très loin d’arriver à un consensus…
    Bon courage à vous les élus mais s’il vous plaît pas de langue de bois c’est trop important pour la planète bleue.
    Bonne continuation à toi et fais nous part de tes voyages au bout du monde.
    Cordialement
    Chantal

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