Une pirogue sur le delta de l’Okavango, une descente à vélo sur la route la plus dangereuse du monde, une baignade avec des otaries au Mexique…
Certaines expériences ne se comprennent vraiment « qu’en images qui bougent ».
C’est le pari de Voooya, un site de réservation d’activités né d’une soirée de frustration à Lisbonne, qui propose de regarder ses vacances avant de les vivre.

La scène se passe sur une terrasse de l’Alfama, le vieux quartier de Lisbonne, à l’heure où les toits virent à l’orange. Deux amis, la cinquantaine, smartphones à la main. Ils sont là pour trois jours et cherchent une visite pour le lendemain. Trois heures plus tard, ils ont ouvert une dizaine d’onglets, vu des prix qui changent d’un site à l’autre, lu des avis impossibles à vérifier, regardé des photos si retouchées qu’elles pourraient venir de n’importe où.
Le lendemain matin, la visite qu’ils voulaient vraiment faire affiche complet.
Jeff Solmaz et Fabrice Duarte se connaissent depuis plus de trente ans. Ce soir-là, Jeff sort un carnet, Fabrice prend un crayon. Sur la page, ils dessinent l’outil qui leur a manqué. Il s’appelle aujourd’hui Voooya.
Le problème des photos
Tout voyageur connaît ce moment. On a choisi la destination, réservé le vol et l’hôtel. Reste à remplir les journées. Et là, on réserve à l’aveugle. Une photo de bateau ne dit pas si l’on sera vingt ou quatre-vingts à bord. Une autre de falaise ne dit rien du vent. Ou une photo de désert ne dit pas si le campement ressemble à un décor de film ou à une aire d’autoroute.
La vidéo, elle, ne triche pas aussi facilement. Quelques secondes suffisent pour sentir le rythme d’une visite, la taille du groupe, le sourire du guide, le vertige d’un sentier. C’est l’idée qui a guidé les deux fondateurs : rassembler, au même endroit, la recherche, le prix et les images en mouvement.
Résultat : Voooya réunit aujourd’hui 21 795 vidéos d’activités, tournées dans 1 172 villes et 118 pays. Un fil vertical, baptisé « Swipe », permet même de les faire défiler comme sur un réseau social. On regarde, on garde ses coups de cœur, et l’on réserve sans changer de page.
Nous avons sélectionné huit expériences qui, plus que toutes les autres, méritent d’être vues avant d’être réservées.
1. Glisser en pirogue sur le delta de l’Okavango (Botswana)

Illustration : Voooya
L’Okavango est un fleuve qui ne rejoint jamais la mer : il se perd dans le Kalahari et y dessine l’un des plus grands deltas intérieurs du monde. On le découvre au départ de Maun, à bord d’un mokoro, une pirogue traditionnelle taillée dans un seul tronc d’arbre, poussée à la perche par un guide de la communauté locale. Pas de moteur, pas de bruit : seulement le clapotis de l’eau, le cri des oiseaux et, parfois, le souffle d’un hippopotame entre les roseaux. Sur une photo, c’est une barque. En vidéo, c’est une méditation.
👉 Voir la vidéo de l’excursion dans le delta de l’Okavango
2. Descendre la « route de la mort » à vélo (Bolivie)

Illustration : Voooya
Elle a longtemps porté le surnom de route la plus dangereuse du monde. La route des Yungas, au départ de La Paz, part de plus de 4 600 mètres d’altitude, dans le froid des Andes, pour plonger plus de 3 000 mètres plus bas, dans la chaleur moite de la forêt tropicale. Aujourd’hui fermée à la plupart des véhicules, elle est devenue un mythe pour les amateurs de VTT, qui la dévalent encadrés par des guides. Piste étroite, falaise d’un côté, vide de l’autre, cascades qui tombent sur la chaussée : il faut le voir pour savoir si l’on est prêt.
👉 Voir la vidéo de la descente de la Death Road
3. Nager avec des otaries à Espíritu Santo (Mexique)

Illustration : Voooya
Au large de La Paz, en Basse-Californie, l’île Espíritu Santo fait partie des îles et aires protégées du golfe de Californie, inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco. Sa colonie d’otaries est l’une des rencontres les plus joyeuses que l’on puisse faire en mer : les plus jeunes viennent tourner autour des nageurs, curieuses et joueuses, comme de grands chiots aquatiques. Le reste de la journée se passe entre criques turquoise et plages désertes. Aucune photo ne rend la malice d’une otarie qui vous fait face sous l’eau.
👉 Voir la vidéo de l’aventure à Espíritu Santo
4. Dormir presque sous les étoiles dans les dunes rouges (Dubaï)

Illustration : Voooya
À moins d’une heure des tours de verre, le désert reprend ses droits. Les dunes de sable rouge se traversent en quad, puis à dos de chameau, avant de rejoindre un campement de style bédouin pour un barbecue sous les étoiles. C’est l’excursion star de Dubaï, et donc celle où l’offre varie le plus : de l’expérience intime à la grande soirée touristique. Une vidéo permet de juger en quelques secondes l’ambiance du campement, la taille du groupe et la vraie couleur du sable au coucher du soleil.
👉 Voir la vidéo de l’excursion dans les dunes rouges
5. Plonger dans un cénote après Chichén Itzá (Mexique)

Illustration : Voooya
Chichén Itzá, l’une des sept nouvelles merveilles du monde, se visite dans la chaleur du Yucatán. Mais le vrai choc vient souvent après : la descente dans un cénote, ces puits naturels d’eau douce que les Mayas tenaient pour sacrés. Lianes qui pendent de l’ouverture, rai de lumière qui tombe à la verticale, eau d’un bleu irréel. La journée se termine à Valladolid, petite ville coloniale aux façades pastel. En vidéo, on comprend tout de suite pourquoi les voyageurs en parlent encore des années plus tard.
👉 Voir la vidéo de la journée Chichén Itzá, cénote et Valladolid
6. Affronter le vent au sommet des falaises de Moher (Irlande)

Illustration : Voooya
Elles se dressent à plus de 200 mètres au-dessus de l’Atlantique, sur la côte ouest de l’Irlande. Au départ de Dublin, la journée traverse le pays jusqu’à la Wild Atlantic Way, la route côtière la plus spectaculaire d’Irlande, avant de faire étape à Galway. Ici, la météo change toutes les dix minutes et c’est précisément ce qui fait la magie du lieu : une averse, une éclaircie, un arc-en-ciel au-dessus des vagues. La vidéo dit ce que la photo cache : le vent, le grondement de l’océan, l’échelle vertigineuse du paysage.
👉 Voir la vidéo de l’excursion aux falaises de Moher
7. Approcher la frontière la plus surveillée du monde (Corée du Sud)

Illustration : Voooya
À une heure de route de Séoul, la zone démilitarisée sépare les deux Corées depuis l’armistice de 1953. Barbelés couverts de rubans colorés laissés par des familles séparées, ponts suspendus au-dessus de vallées devenues des refuges pour la faune, musée de la zone de sécurité commune : la visite est l’une des plus saisissantes d’Asie. C’est aussi une excursion très encadrée, avec ses règles et ses contrôles. La regarder avant de partir permet de savoir exactement à quoi s’attendre.
👉 Voir la vidéo de la visite de la DMZ
8. Marcher sur les plages du Débarquement (France)

Illustration : Voooya
Toutes les expériences fortes ne sont pas des aventures. Au départ de Paris, une journée suffit pour rejoindre la Normandie, ses plages du Débarquement et le cimetière américain de Colleville-sur-Mer, où plus de 9 000 croix blanches font face à la mer. Le silence y est d’une densité rare. Beaucoup de visiteurs disent ne pas s’attendre à être aussi émus. La vidéo ne remplace pas le lieu, mais elle prépare à ce qu’on va y ressentir, et aide à choisir le format de visite qui convient.
👉 Voir la vidéo de l’excursion en Normandie
Deux amis, deux métiers, une même exigence
Derrière Voooya, il n’y a pas une grande entreprise, mais une amitié. Jeff Solmaz, 55 ans, a fait toute sa carrière dans la finance, « à traquer ce qui ne tombe pas juste ». Fabrice Duarte, 54 ans, dirigeait les réseaux informatiques d’un grand groupe, des milliers de postes et des serveurs qui n’avaient pas le droit de tomber. Ce qui les réunissait, ce n’était pas le bureau, c’était le départ : chaque congé, chaque pont devenait un billet.
« On avait passé trente ans à voyager ensemble. Il était temps que ça serve à d’autres. »
— Fabrice Duarte, directeur général et cofondateur
Le financier veille aux prix : le tarif affiché est celui que l’on paiera, remises comprises, sans faux prix barré ni compteur qui s’affole. Le spécialiste des réseaux veille à la vitesse : le site doit s’ouvrir vite, partout, sur ordinateur comme sur téléphone.
« Un voyageur qui a confiance réserve l’esprit léger. »
— Jeff Solmaz, cofondateur
Pour la réservation, le paiement et le service après-vente, Voooya s’appuie sur Viator, une entreprise Tripadvisor. Les prix sont identiques à ceux de Viator et les avis proviennent de voyageurs ayant réellement réservé. Voooya perçoit une commission, sans surcoût pour le client, et l’écrit noir sur blanc sur son site. Une transparence assez rare pour être soulignée. contact@voooya.com.
Pourquoi « Voooya » ?
Le nom, lui, est une petite histoire à lui seul. Il y a ce son qu’on laisse échapper devant un panorama qui coupe le souffle : « Vooo… ». Et le « ya » d’un départ, quand le sac est bouclé. Entre les deux, trois « o », comme les yeux grands ouverts d’un voyageur qui découvre un endroit pour la première fois.
Au fond, c’est tout le projet : garder les yeux grands ouverts, avant même de partir. Et faire en sorte que la prochaine fois, sur une terrasse de Lisbonne ou d’ailleurs, la visite dont on rêve ne soit pas déjà complète.
Voooya en bref
- Le concept : trouver, regarder et réserver des activités, visites, excursions et billets partout dans le monde, en une seule recherche.
- Les vidéos : 21 795 vidéos d’activités dans 1 172 villes et 118 pays, à parcourir par pays, par ville ou dans le fil Swipe.
- Les envies : activités classées par thèmes (culture et histoire, gastronomie, aventure, nature, bien-être, famille, escapades romantiques), dans 209 pays.
- Les fondateurs : Jeff Solmaz et Fabrice Duarte, amis et voyageurs depuis plus de trente ans.
- Le partenaire : Viator, une entreprise Tripadvisor, pour la réservation, le paiement et le service client.
- Le site : voooya.com
En savoir plus sur Dans nos bulles
Subscribe to get the latest posts sent to your email.

