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Savoir utiliser un parachute de plongée

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A quoi sert un parachute de plongée?

Un parachute de plongée s’utilise lors d’un palier de décompression. Il permet d’indiquer en surface la position de la palanquée en fin de plongée. Il signifie que la remontée avec les paliers de sécurité est en cours.

Le parachute aide aussi à se maintenir à une profondeur constante en pleine eau permettant ainsi de faciliter le palier.

Comment choisir le bon équipement ?

Pour le choix de ce matériel, sa description détaillée (car il en existe de différentes sortes, plus ou moins perfectionnés, assurant différentes fonctions), je vous renvoie à cet excellent article de DAN

Ce qu’il faut savoir c’est qu’il est obligatoire dans l’équipement du plongeur à partir du niveau 2, du PA 20 pour être exact.

En plongée dérivante, ou lorsque la houle est importante, un parachute de palier permet d’indiquer au navire où sont les plongeurs. Il permet d’être vu de loin, là où des « petites têtes qui dépassent de la surface » sont difficilement visibles.

Deux parachutes de palier peuvent être aussi déployés côte à côte pour signaler que la palanquée a une difficulté.

De même, le fait de tirer sur le parachute pour le faire entrer et sortir de l’eau tel un bouchon est une convention pour alerter le bateau d’un problème.

En plongée technique, en cas de problème, on utilise un parachute de couleur jaune sur lequel on a fixé une ardoise afin de communiquer avec la surface.

Notre expérience dans la pratique du parachute de plongée

Lors du passage de notre niveau 2, nous avons donc appris à nous servir de cet équipement, indispensable à l’autonomie.  

Arrivés à la profondeur souhaitée, vous sortez le parachute de votre stab, vous le déroulez, vous laissez filer le plomb attaché à la cordelette, et vous injectez de l’air avec votre octopus (ou à défaut votre détendeur), en maintenant la « carotte » bien verticale. Surtout, surtout vous ne vous ne vous y accrochez pas! Sinon vous remontez avec lui, ce qui n’ est, bien sûr, pas souhaité du tout!

Vous laissez alors remonter « l’engin » en surface en exerçant une légère tension (tout au long du palier) sur la cordelette pour que la carotte soit et reste bien droite en surface. Le cas échéant, vous enroulez le surplus de cordelette autour du plomb qui est remonté pour obtenir cette légère tension… J’insiste sur le fait que,  bien sûr,  tout cela doit se faire en contrôlant sa profondeur et la durée de son palier.

Restez vigilants

Gonfler le parachute à la profondeur des paliers présente un risque de remontée non maîtrisée, d’autant plus incontrôlable que le plongeur se trouve relativement près de la surface. Il est donc opportun fil plus long de façon à pouvoir l’envoyer d’une profondeur plus importante. Au cours de la remontée, le plongeur prend son temps et prépare son parachute, puis injecte seulement un peu d’air avant de le lâcher.

Peu gonflé, le parachute monte lentement au début, ce qui permet de bien le contrôler. En cas d’accrochage intempestif (ce sur quoi il faut rester vigilant), on peut ainsi le retenir, le temps de remédier au problème.

En s’approchant de la surface, l’air contenu dans le parachute prend du volume, de façon que celui-ci se trouve pleinement gonflé à son arrivée en surface.

J’en connais qui très souvent sont remontés de plusieurs mètres, rien qu’en opérant la sortie de leur outil! Hum! J’en ai aussi vu certains qui tentaient de rattraper le plomb lâché trop vite en plongeant à sa poursuite, alors même qu’ils ne sont plus sensés redescendre!! Bref, pas mal de situations assez étranges, qu’il convient de maîtriser, après en avoir ri collectivement.

Ça peut être drôle!

Oui ri, parce que, très fréquemment, une fois remontés sur le bateau, on plaisante et on échange ensuite des blagues graveleuses sur l’incapacité de certains à garder son parachute bien droit, bien rigide. Certains ne se privent pas pour proposer du Viagra aux moins doués, au retour d’un exercice manqué, quand leur parachute s’est mollement couché à la surface, invisible et horizontal pendant tout le palier (j’ai le nom d’un habitué!!)… 

Je vous avoue, sans fausse modestie, que j’ai toujours pas trop mal réussi cet exercice. Ce qui pour une fois me permet d’être très objective sur le sujet…

A la différence d’autres, celui- là ne m’a jamais occasionné trop de difficultés, et c’est donc avec détachement que j’écoutais, amusée, les vannes fuser entre ces messieurs sur leur réussite ou échecs respectifs… Ah, concours de… parachutes, quand tu nous tiens!

Mais important pour votre sécurité

Plaisanteries mises à part, la maîtrise de cet exercice est crucial quand, autonomes, vous devez signaler votre présence au bateau et sortir en sécurité. Alors n’hésitez pas à vous entraîner encore et encore… jusqu’à ce que votre « carotte » soit bien droite, bien gonflée, bien visible, d’un bel orange sur l’horizon bleu! 

 

 

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  • Van Bodengraven Le Breton www.cote-basque-plongee.fr
    24 novembre 2019 10 h 36 min

    Salut à tous,
    Précision d’un ancien…F….33 78 01
    prenez toujours un parachute enceinte close, plus cher mais sécurité absolue…….,
    en surface il sera toujours raide.
    Pour le gonflage, vieux directe système coupé à 20 cm, il servira d’inflateur à la bouche,
    Avec la soupape de non retour de la valve, pas de fuite.
    Avantage souligné dans les commentaires précédents, juste un peu d’air au départ, Mariotte fait le reste……
    Roland

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  • Gabriel Carballido
    22 novembre 2019 8 h 59 min

    qu’un

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  • Gabriel Carballido
    22 novembre 2019 8 h 57 min

    Bonjour Anne, corrige l’erreur dans le titre de ton premier paragraphe  » a quoi sert q’un  » 🙂

    Gaby

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  • JC ai un souvenir marant de parachute. Cela remonte a ma première plongée en mer en Martinique après N1.La monitrice comme la mer était agité et que nous n’étions pas encore au bateau et que j’avais passé la réserve, elle a tiré le parachute pour faire le pallier de sécurité.Elle c’est retrouvé avec la ficele en main et la partie à gonfler est partie s’ applatir en surface. Dans le club ils avaient acheté des nouveaux parachutes. Elle avaitchargé son mari de les vérifier, ce qu’ il avait oublier de faire et bien sur le bout n’ était pas fixé .

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  • Le premier raccourci a été vu : ce n’est pas l’équipement obligatoire d’un plongeur, mais celui de la palanquée à minima. C’est une aberration, mais c’est ainsi.

    Autre erreur : ce n’est pas dès le PA20, mais dès le PA12.
    Le code du sport indique que toute palanquée en milieu naturel doit disposer d’un parachute. Or les plongeurs PA12 forment aussi une palanquée. Donc parachute …

    La FFESSM publie un manuel de formation pour le PA12 qui précise cette utilisation du parachute
    https://ffessm.fr/gestionenligne/manuel/46_Qualification_PA12m.pdf

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  • Plutôt que d’utiliser l’octopus ou encore son détendeur pour gonfler le parachute, je préfère le gonflage avec la purge lente de l’inflateur du système de sécurité gonflable (Stab). Cette méthode présente de nombreux avantages :
    1- le volume de la stab est déplacé vers le parachute donc pas d’augmentation brutal de volume d’autant que nous sommes en phase de remontée (Mariotte).
    2- Pas risque d’emmêler le parachute avec le détendeur et donc de se retrouver en apnée (au risque de faire une remontée rapide ou pire encore…)
    3- pas de risque de givrage du détendeur (surtout en plongée en eau froide).
    Cette méthode est très efficace et surtout très sécure… on pourrait aussi ajouter l’intérêt d’utiliser un dévidoir avec son parachute.

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  • Il est faux de dire que le parachute est obligatoire dès le N2 ou le PA20.
    La seule d’obligatoire, c’est UN parachute par palanquée en milieu naturel (cf Art A.322.80 du CDS).

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  • Merci anne pour cette explication, très bonne journée!

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